Enfin
nous avons rejoint la Nouvelle Calédonie et sa capitale
Nouméa... Surprise à notre arrivée Tom et Ségo
nous attendent, ils avaient regardé dans le journal l'horaire
du seul avion d'Auckland, ça nous fait plaisir de voir leurs
petites goules. Nous sautons dans la Getz pour rejoindre Nouméa
et là, première surprise, petit tour en contre-sens et
superbe demi-tour sur l'autoroute Welcome in New Calédonia...
après cette petite frayeur, nous arrivons a Nouméa, à
la « Casa del Sol » hôtel entre la Baie
des Citrons et l'Anse Vata... on est recus comme des rois, merci à
eux de cet accueil plus que chaleureux et généreux.
Pendant
que certains vont bosser à Koumak, nous nous retrouvons dans
la seule auberge de jeunesse de la capitale pour qqs jours durant
lesquels nous allons visiter Nouméa, ville très
métissée metros, kanaks, caldochs, asiats et bcp
d'autres peuples du pacifique.
Nous
découvrons Port Moselle, Baie des Citrons, Anse Vata, baie de
l'Orphelinat, centre culturel Djibaou, le quartier de Chinatown....
Après,
nous décidons de partir découvrir la Grande Terre avec
les bus de brousse, donc achetons deux tickets pour la ville de La
Foa sur la cote ouest en direction du nord... nous montons tant bien
que mal dans le bus dans lequel il n'y a que deux blancs et deux
touristes ...NOUS. Le bus démarre et après environ 40
km contrôle de gendarmerie et le chauffeur plante le bus dans
le fossé, scène complétement irréelle,
pleine brousse, chaleur étouffante et un bulldozer pour
dépanner le car !!!! on est à Bamako ou quoi ????
Nous
arrivons tant bien que mal à La Foa, le bus nous dépose
au « centre ville », près de l'OT où
on nous dit que le camping le plus proche est a 10 bornes, au refuge
de Farino, heureusement la responsable de l'OT se propose de nous y
déposer et en qq minutes on se retrouve en pleine forêt
en moyenne montagne... cadre superbe. On fait la connaissance du
gérant qui vit ici depuis une quinzaine d'années et qui
vient de Bonne, vraiment on se dit que le monde est petit.
Le
lendemain matin, après avoir été déposés
par le proprio du refuge sur le bord de la route, on choppe le bus
direction Bourail où il n'y a rien a voir a moins de 10 km et
toujours avec nos sacs qui pèsent 2 tonnes dur, dur, On
squatte un banc pendant 4 heures en attendant Tom et Ségo qui
doivent nous prendre au passage sur les bords de la RT1 et nous
redescendre à Nouméa, vers la civilisation !
Ils
arrivent avec trois autres expats de Rouen, ils sont de retour après
une dure semaine de labeur dans la chaleur du nord de la Grande
Terre. Petite fiesta pendant le w-e, ça nous fait tout bizarre
après ces 50 jours de calme !. Le dimanche, on part à 6
pour une excursion canoë au Parc de la Rivière Bleue,
découverte de la forêt noyée, Nico pagaye pendant
que Marie fait son reporter sans frontières, dixit Thomas.
Le
lundi, de bon matin, on reprend la direction de Koumac, nous sommes 5
à bord de la Getz, Tom et Ludo sont censés travailler
l'après-midi mais finissent par prendre une journée
sabbatique et nous proposent une halte à la Roche Percée.
15 mn d'absence, le temps de découvrir le site et c'est le
drame... on revient à la voiture et on se rend compte que le
sac de Tom a disparu avec son PC portable à l'intérieur,
idem pour le sac de Ludo dans lequel se trouvait son passeport dont
il a besoin pour repartir le 30 juin et pour moi (ML), c'est
carrément ma « maison » qui n'est plus
là, le sac de rando de 60L avec tout le matos et en surplus,
les permis de conduire nationaux et internationaux et divers
documents, ils ont même tiré les pompes de Nico les
bâtards. Gros, gros stress, on file au commissariat pour une
prise de déposition qui va durer 5 heures, le temps que tout
le monde fasse sa déclaration, prise d'empreinte, on se serait
cru dans les Experts.
Retour
sur Koumac dans la soirée et au lieu de continuer notre route
en brousse, nous allons passer deux jours a essayer de régler
toutes ses tracasseries administratives et refaire une garde-robe de
base pour Marie à Koumac Discount, attention les yeux ! Là,
nous apprenons, dépités, que Visa 1er ne pourra rien
faire pour nous car nous sommes en France ! La haine !!! Bref, on
décide de faire refaire le plus urgent, les permis de
conduire, par le père de Nico qui va bien réussir à
nous magouiller qqch !
Le
mercredi après-midi on reprend le bus direction Pouebo
(rencontre sympa avec une bande de gamins kanaks des tribus qui nous
ont taillé des cocos à la machette !) Hienghène
(ville natale de l'indépendantiste Tjibaou et vue sur la
« poule couveuse »), Poindimié
(rencontre avec deux jeunes infirmières de Chambéry,
fraichement débarquées pour travailler en NC, soirée
feu de bois et camping), on lutte toujours autant car rien n'est fait
pour le touriste, finalement, dimanche, on jette l'éponge et
on reprend un bus direct pour Nouméa ! Ras le bol de la vie en
brousse et des conserves.